Incontinence et ménopause : comment s’y prendre ?

24 février 2022
Incontinence et ménopause : comment s'y prendre ?
Près d’une femme sur 3 souffre d’incontinence urinaire à la ménopause. A cette étape de la vie, le plancher pelvien s’affaiblit et la vessie se dilate moins bien. Résultat : des fuites urinaires plus ou moins importantes apparaissent. Vivre avec cette pathologie urinaire féminine n’est pas évident au quotidien et le sujet reste souvent tabou chez les femmes ménopausées. Toutefois, des solutions de confort existent et nous faisons le point pour vous. 

Ménopause : un facteur de risque d’incontinence

La ménopause provoque plusieurs changements qui favorisent les fuites urinaires.

Tout d’abord, une modification hormonale importante se produit. La baisse du taux d'œstrogène affaiblit les tissus et les muscles de la zone urogénitale.

Le plancher pelvien ou périnée est également moins tonique et ne se contracte plus aussi bien. Par ailleurs, il est fréquent de constater des descentes d’organes comme l’utérus, qui viennent alors exercer une pression sur le périnée.

Enfin, avec le vieillissement de la vessie, celle-ci se dilate moins bien favorisant ainsi les fuites urinaires. 

D’autres troubles urinaires comme la cystite sont fréquents chez la femme ménopausée. 

Attention, en plus de la ménopause, d’autres facteurs aggravent le risque de fuites urinaires, et cela tout au long de la vie : 

  • Consommation d'alcool ou de caféine
  • Infections des voies urinaires
  • Troubles nerveux
  • Certains médicaments comme les diurétiques ou les stéroïdes
  • Constipation
  • Surcharge pondérale

Comprendre les différents types d’incontinence

Afin de prendre en charge l’incontinence urinaire chez la femme, il faut d’abord évaluer le niveau et le type d’incontinence.

L’incontinence d’effort

Forme la plus répandue chez les femmes, l'incontinence d'effort est causée par des muscles affaiblis qui ne peuvent retenir l'urine lorsque vous toussez, faites de l'exercice, éternuez, riez ou soulevez quelque chose de lourd. À la ménopause, le taux d’hormones (notamment les œstrogènes) diminue dans le sang et affecte les abdominaux et le tonus musculaire du périnée. Le résultat peut être une petite fuite ou une perte totale de contrôle. Ce type d'incontinence est le plus souvent entraîné par les changements physiques liés à la ménopause ou, chez la femme enceinte, à la grossesse ou à l'accouchement.

L’incontinence par impériosité

L’incontinence par impériosité provoque une envie d’uriner très fréquente même lorsque votre vessie est vide. Vous pouvez également avoir des fuites d'urine ou une perte de contrôle. Ce phénomène est parfois appelé "vessie hyperactive".

Lors de la ménopause, les muscles de votre vessie se contractent mal ou perdent leur capacité à se détendre provoquant ainsi ce type d’incontinence.

L’incontinence mixte

L’incontinence féminine mixte provoque des fuites urinaires incontrôlables à chaque effort. Elle combine incontinence d’effort et incontinence par impériosité. Souvent, un type d’incontinence domine. Il est important dans ce cas de figure de bien évaluer le niveau de chaque symptôme afin d’assurer une prise en charge efficace. 

Quelles solutions existent pour vivre votre ménopause sans vous soucier des problèmes d’incontinence ?

Porter des sous-vêtements adaptés à l’incontinence

Pour vous aider au quotidien à gérer vos fuites urinaires et à retrouver le moral, porter des sous-vêtements adaptés à l'incontinance est très utile tout en ne stigmatisant pas votre féminité. 

Benefactor vous propose une gamme de culottes et slips dédiée à l’incontinence légère ou modérée. Les modèles ont un tissu 100% imperméable, anti-odeur et facile d’entretien.

Pour que vous restiez élégante et féminine, nos sous-vêtements sont proposés dans des coloris sobres, avec des empiècements de dentelle et avec des coupes adaptées à leur port sous vos vêtements préférés.

Muscler le plancher pelvien

Le travail du plancher pelvien et la rééducation du périnée sont indispensables pour reprendre le contrôle sur les fuites urinaires. On utilise les exercices de Kegel, une série de mouvements qui renforcent les muscles autour du vagin, de la vessie et de l’anus. Le mieux est de réaliser ce travail avec un kinésithérapeute.

Éviter les sports à risque

Il est possible de concilier sport et incontinence. Certains sports comme la marche, le vélo ou la natation sont très bénéfiques. A contrario, les activités qui exercent une pression sur la sangle abdominale sont déconseillées (jogging, l’équitation, sports avec sauts…).

Médicaments

Certains médicaments peuvent contribuer à réduire vos symptômes et à traiter certains types d’incontinence. Par exemple, votre médecin peut vous prescrire des anticholinergiques pour calmer votre vessie si elle est hyperactive.

Les produits à base d'œstrogènes sous forme de crème ou de comprimés peuvent également aider à diminuer vos fuites urinaires.

N’hésitez pas à en parler avec votre médecin !

Stimulation nerveuse

La stimulation électrique des muscles pelviens peut vous aider à retrouver le contrôle de votre vessie si votre incontinence est liée à une déficience nerveuse.

Chirurgie

La chirurgie visant à réparer et à remonter votre vessie dans une meilleure position est souvent le dernier recours pour le traitement de l’incontinence. Elle est envisagée pour les personnes qui ne peuvent être aidées par d'autres formes de traitement.

 

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